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ulcère

Traitements pour l’ulcère

Bienfaits des produits naturels
28 avril 2017

L’ulcère gastroduodénal, aussi appelé ulcère gastrique s’il est situé dans l’estomac et qui se nomme ulcère duodénal lorsqu’il se forme dans le duodénum (première partie de l’intestin grêle), sont en quelque sorte des plaiesen  forme d’une érosion qui pénètre profondément dans la paroi du tube digestif.

Ces plaies sont souvent douloureuses : elles entrent directement en contact avec l’acide présent dans le tube digestif. Une situation comparable à l’application d’un tampon d’alcool sur une éraflure.

L’expression « ulcère gastroduodénal » englobe, en raison de la similitude de leurs manifestations, l’ulcère gastrique et l’ulcère duodénal.

On estime qu’environ 10 % de la population des pays industrialisés est susceptible de souffrir un jour ou l’autre d’un ulcère. Les personnes âgées de 40 ans et plus sont les plus touchées. Les ulcères du duodénum sont 10 fois plus fréquents que les ulcères de l’estomac.

 

Causes

La bactérie Helicobacter pylori (H. Pylori), une bactérie qui survit à l’acidité, est la principale cause d’ulcères : elle causerait approximativement de 60 % à 80 % des ulcères de l’estomac et de 80 % à 85 % des ulcères duodénaux. Ces bactéries envahissent la couche de mucus qui protège normalement l’estomac et l’intestin grêle de l’acidité, et perturberaient ce mécanisme protecteur chez certaines personnes. Dans les pays industrialisés, 20 % des personnes de 40 ans et moins possèdent cette bactérie dans leur tube digestif. Une proportion qui atteint 50 % chez les plus de 60 ans. Environ 20 % des porteurs de la bactérie souffriront d’un ulcère au cours de leur vie.

La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (par exemple, l’aspirine, l’Advil® et le Motrin®), est la seconde cause la plus fréquente d’ulcère au tube digestif. La combinaison d’une infection avec la bactérie H. Pylori et la prise d’anti-inflammatoires augmente le risque d’ulcère de manière synergique. Le risque est alors 60 fois plus grand.

D’autres causes :

  • une production excessive d’acide par l’estomac (hyperacidité gastrique), attribuable au tabagisme, à une consommation excessive d’alcool, à un stress important, à une prédisposition héréditaire, etc. Il pourrait toutefois s’agir de facteurs aggravants plutôt que de véritables causes d’ulcères.
  • Une brûlure grave, des blessures importantes ou encore le stress physique lié à une maladie grave. Il se crée alors des « ulcères de contrainte », qui sont souvent multiples et se situent le plus souvent dans l’estomac, parfois au tout début de l’intestin grêle (au duodénum proximal).
  • Plus rarement, un ulcère de l’estomac peut se révéler être un cancer de l’estomac qui s’est ulcéré.

 

Évolution

Habituellement, un ulcère apparaît progressivement en quelques semaines. Il peut aussi se manifester rapidement, après quelques jours de prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple, mais cette situation n’est pas très fréquente.

Le taux de cicatrisation spontanée pourrait avoisiner les 40 % (sur une période de 1 mois), particulièrement si l’ulcère était causé par la prise d’AINS et qu’on a cessé de les prendre. La guérison définitive spontanée, sans rechute, est toutefois rare. Les fumeurs ont plus tendance à faire des rechutes que les non-fumeurs.

Si l’ulcère n’est pas traité ou que la cause n’est pas enrayée, il y a de fortes possibilités que les ulcères réapparaissent dans l’année qui suit.

 

Complications possibles

Les complications sont relativement rares. L’ulcère peut causer une hémorragie : le sang s’écoule alors à l’intérieur du tube digestif. L’hémorragie est parfois massive, avec vomissements de sang rouge ou qui s’apparente à des grains de café, avec du sang dans les selles qui peut être rouge ou noir. Le saignement peut aussi être à bas bruit et relativement lent. On remarquera ou pas que les selles deviennent noires. En effet, sous l’influence des sucs digestifs, le sang devient noir. Les saignements peuvent causer une anémie avec le temps, s’ils ne sont pas détectés. Il se peut que le premier symptôme de l’ulcère soit l’hémorragie, sans qu’il y ait eu des douleurs auparavant, surtout chez les sujets plus âgés. Il faut consulter un médecin sans tarder.

Une autre complication, beaucoup moins fréquente que l’hémorragie, est la perforation complète de la paroi du tube digestif. Cette situation engendre de violentes douleurs abdominales, qui s’aggravent rapidement en péritonite. Il s’agit d’une urgence médicale et chirurgicale.

 

Symptômes possibles

  • Une sensation récurrente de brûlure dans la partie supérieure de l’abdomen.
    En cas d’ulcère de l’estomac, la douleur est aggravée par le fait de manger ou de boire.
    En cas d’ulcère duodénal, la douleur s’apaise au moment des repas, mais s’accentue de 1 h à 3 h après avoir mangé et lorsque l’estomac est vide (durant la nuit, par exemple).
  • La sensation d’être vite rassasié.
  • Des éructations et des ballonnements.
  • Il n’y a parfois pas de symptôme avant la survenue d’une hémorragie.

 

Signes d’aggravation

  • Des nausées et des vomissements.
  • Du sang dans les vomissements (de couleur café) ou les selles (de couleur noire).
  • De la fatigue.
  • Une perte de poids.

 

Facteurs de risque

Certains facteurs peuvent aggraver ou retarder la guérison des ulcères en rendant l’estomac plus acide :

  • le tabagisme ;
  • la consommation excessive d’alcool ;
  • le stress ;
  • le café ne semble pas être en cause, selon une étude réalisée au Japon en 2013.
  • chez certaines personnes, l’alimentation peut aggraver les symptômes :
    – boissons : le thé, le lait, les boissons à base de cola;
    – aliments : les aliments gras, dont le chocolat et les concentrés de viande;
    – épices : le poivre noir, les graines de moutarde et la muscade.
  • Certains médicaments comme les anti-inflammatoires, la cortisone, les biphosphonates (utilisés pour l’ostéoporose), le chlorure de potassium.

 

 

Mesures pour prévenir :

Il est important d’utiliser adéquatement les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (aspirine, Advil®, Motrin®, etc.). Sinon, ils risquent de causer des brûlures d’estomac, ou même un ulcère gastroduodénal dont le premier symptôme peut être une hémorragie. La sensibilité à ces médicaments varie d’une personne à l’autre, entre autres selon l’âge, la dose et la durée d’utilisation.

 

Diminuer les symptômes :

  • Prenez plusieurs petits repas à intervalles réguliers, mangez lentement et mastiquez bien chaque bouchée. Ne pas laisser l’estomac vide pour une longue période aide à réduire les symptômes.
  • Évitez de boire en mangeant.
  • Évitez de manger avant d’aller au lit.
  • Il est important de ne pas fumer, car l’usage du tabac retarde et peut même empêcher la guérison des lésions de la muqueuse gastrique.
  • S’il y a lieu, veillez à réduire votre niveau de stress en en comprenant bien l’origine et en faisant les changements opportuns à votre vie (le travail, une situation précise, une relation, etc.). Bien que le stress ne cause pas d’ulcère, on croit qu’il s’agirait d’un facteur aggravant important.
  • Soyez attentifs aux aliments et aux boissons qui aggravent vos symptômes. L’alcool, le thé, le lait et les produits laitiers, le chocolat, les boissons à base de cola, certaines épices (poivre noir, graines de moutarde, muscade), de même que les aliments riches en gras causent des douleurs chez plusieurs personnes. Évitez-les ou consommez-en une petite quantité avec d’autres aliments.
  • La consommation de yogourt et de miel contribue à la guérison des ulcères gastroduodénaux.

Recommandations

Tout d’abord, il faut calmer l’irritation et promouvoir la guérison des tissus endommagés.

Prendre un complexe à base de mélisse et valériane (tel que le Complexe Relaxsom).  Cliquer ici pour consulter la fiche technique.

H.E. de Géranium.  Cliquez ici pour consulter la fiche technique.

 

Note:  La vitamine C et le zinc en combinaison agiront sur la cicatrisation de la muqueuse endommagée.

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