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Qu’est-ce que la mononuéclose ?

Bienfaits des produits naturels
28 avril 2017

La mononucléose infectieuse est une maladie provoquée par le virus Epstein-Barr. Elle touche surtout les adolescents et les jeunes adultes, mais elle peut aussi toucher les enfants.

La mononucléose se manifeste le plus souvent par:

  • des maux de gorge
  • une très grande fatigue
  • une sensation de faiblesse dans tout le corps.  Le degré de fatigue peut varier beaucoup d’une personne à l’autre. Certaines personnes plus durement touchées doivent cesser leurs activités durant quelques semaines.

On l’appelle aussi maladie du baiser, parce que la plupart du temps, le virus se transmet par la salive. Cependant, les baisers sont loin d’être toujours en cause et les personnes malades ne savent généralement pas comment elles ont attrapé la maladie. La mononucléose doit son nom au fait que le virus entraîne une prolifération de globules blancs mononucléaires (les lymphocytes, qui ne possèdent qu’un seul noyau) dans le sang.

 

La cause:

La mononucléose est due à l’infection par le virus Epstein-Barr. Il s’agit d’un virus extrêmement répandu, qui se transmet par la salive, mais qui n’entraîne pas toujours d’infection. Il est même inoffensif dans la majorité des cas, et nous « colonise » sans même que l’on s’en aperçoive. En effet, dès l’âge de 5 ans, 50 % des individus sont porteurs du virus Epstein-Barr. À 40 ans, le pourcentage est de 90 %. On peut détecter dans le sang de ces personnes des anticorps contre ce virus. Une fois infectée, la personne conserve le virus dans son corps toute sa vie, sans pour autant avoir nécessairement de symptômes.

Cependant, dans certains cas, sans que l’on sache pourquoi, la première infection par ce virus provoque une mononucléose.

Après son introduction dans l’organisme, le virus prolifère d’abord dans la bouche. Il se dirige ensuite vers les ganglions et le sang. Il s’écoule de 4 à 6 semaines entre le moment où le virus entre dans le corps et l’apparition des symptômes : c’est la période d’incubation.

 

Évolution de la maladie

Les symptômes aigus durent de 2 à 3 semaines. Un état de fatigue peut cependant persister durant quelques mois. Ensuite, le virus reste « caché » dans le système immunitaire sans provoquer de symptômes.

 

Contagion

Le virus Epstein-Barr est très contagieux, mais tout de même moins que le rhume, car il ne provoque pas d’éternuements. Il se transmet par la salive, donc par des baisers, des échanges d’ustensiles, des objets souillés, ou de la mère à l’enfant. Il peut être contracté durant une transfusion de sang ou une transplantation d’organe, mais cela est très rare.

Une personne infectée est contagieuse à partir du moment où elle est infectée. Elle l’est donc durant la période d’incubation – de 4 à 6 semaines avant l’apparition des symptômes. Une fois guérie, la personne demeure contagieuse durant plusieurs mois. Le risque de contagion est cependant plus élevé dans les premières semaines de la maladie.

Complications possibles

Même si elle induit la prolifération de certaines cellules du sang, la mononucléose est une maladie bénigne. Les complications sont très rares, mais peuvent tout de même être très graves. La complication la plus grave est la rupture de la rate (petit organe situé dans la partie gauche de l’abdomen et qui joue un rôle dans l’épuration du sang). L’infection peut causer un gonflement de la rate (splénomégalie). Celle-ci peut alors se rompre de façon spontanée ou après un choc, même léger. Cela survient rarement (0,5 % à 1 % des cas), mais le risque est réel. C’est pourquoi les sports exigeants et les sports de contact sont contre-indiqués aux personnes qui ont la mononucléose.

Lorsque la rate est enflée, une douleur aiguë localisée en haut et à gauche de l’abdomen est alors ressentie. Cette situation nécessite des traitements d’urgence. La rupture de la rate entraîne un saignement dans la cavité abdominale et des douleurs dans tout l’abdomen. Elle peut être mortelle et la chirurgie est nécessaire.

Dans certains cas, le virus induit une augmentation importante du volume des amygdales, ce qui peut obstruer les voies respiratoires et causer d’importantes difficultés à respirer (détresse respiratoire).

Le foie, le système nerveux et les globules rouges peuvent aussi être la cible de complications (une hépatite, une jaunisse, une encéphalite, une méningite, une anémie hémolytique, etc.).

 

Diagnostic

Le médecin fait d’abord un prélèvement de sécrétions dans la gorge afin de distinguer la mononucléose infectieuse d’une pharyngite bactérienne (angine ou mal de gorge).

Le monotest (ou monospot) et d’autres tests sanguins sont parfois utilisés pour confirmer le diagnostic de mononucléose. On exclut ainsi la possibilité que les symptômes soient causés par une autre maladie (une infection au cytomégalovirus ou CMV, une toxoplasmose, etc.).

 

Autres symptômes

  • Un gonflement et une sensibilité des ganglions du cou et des aisselles. Certains ganglions peuvent aussi enfler à d’autres endroits du corps (région de l’aine, notamment).
  • Des accès de fièvre pouvant aller jusqu’à 40,5 ºC (105 ºF) et qui s’accompagnent souvent de frissons.
  • Des maux de tête.
  • Une perte d’appétit.
  • Parfois, des douleurs musculaires généralisées.
  • Une éruption cutanée peut apparaître, le plus souvent après avoir pris des antibiotiques.
  • Une augmentation du volume de la rate est parfois perceptible par le médecin (en tâtant l’abdomen).

 

Important. En cas de douleur aiguë localisée en haut et à gauche de l’abdomen, consulter un médecin sans tarder. Cela pourrait vouloir dire que la rate est enflée et susceptible de se rompre.
Quelques conseils pour un bon rétablissementIl n’existe aucun traitement spécifique pour guérir la mononucléose. Il s’agit d’une maladie bénigne qui disparaît généralement d’elle-même au bout de 4 à 8 semaines, même si la fatigue peut persister plusieurs mois. L’objectif du traitement est donc d’offrir des soins de soutien jusqu’au rétablissement.

  • Observer une bonne période de repos (certaines personnes auront besoin de quitter l’école ou le travail pour quelques jours ou semaines) et reprendre progressivement ses activités antérieures. Sinon, la période de rétablissement risque de s’allonger.
  • Boire beaucoup d’eau, de bouillons et de jus afin de prévenir la déshydratation.
  • Pour soulager les maux de gorge, se gargariser avec une solution d’eau salée(½ c. à thé de sel dans un verre d’eau) plusieurs fois par jour. Boire et manger des aliments froids ou même glacés.
  • Adopter un régime alimentaire équilibré afin d’aider le corps à reprendre le dessus sur le virus.

 

Des précautions

  • Renoncer aux sports exigeants et aux sports de contact pendant au minimum 2 mois pour éviter une rupture de la rate. La rate demeure fragile même si elle n’est pas gonflée.
  • Éviter de lever des objets lourds pendant au moins 2 mois pour éviter une rupture de la rate.

 

Médicaments

Au besoin, des médicaments peuvent aider à traiter les complications ou à soulager les symptômes, s’ils sont importants.

Analgésiques. Pour soulager la fièvre, les maux de tête, les douleurs de la gorge et les courbatures, le médecin pourra conseiller de prendre des comprimés d’acétaminophène (Tylenol®) ou d’anti-inflammatoires qui ont aussi un effet analgésique, comme l’ibuprofène (Advil®, Motrin®).

En médecine complémentaire, vous pourriez optez pour le Complexe Névralgex qui est un analgésique et anti-inflammatoire naturel.

Mise en garde : l’aspirine est déconseillée dans les cas d’infections virales pour les enfants de moins de 16 ans, car elle peut provoquer le syndrome de Reye, une affection rare, mais souvent mortelle.

Antibiotiques. Environ 20 % des personnes touchées par la mononucléose développent simultanément une infection bactérienne de la gorge, des sinus ou des amygdales.

Corticostéroïdes. Les corticostéroïdes sont recommandés uniquement pour traiter une augmentation anormale de la taille des amygdales (qui risque d’obstruer les voies respiratoires), ou pour traiter d’autres complications graves. Il n’y a pas lieu d’en prendre systématiquement.

Le repos est le principal traitement.

Remarque. Les massages musculaires sont contre-indiqués en cas de fièvre. Il est préférable d’attendre que les signes d’infection (ganglions enflés, fièvre, malaise) disparaissent avant d’en recevoir un.

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